03.11.2007

Clitendre

Je l'ai eu juste pour moi, dans ma main.

Et je l'ai laissé tomber pour un autre... parce que l'autre me faisait plus rêver.

Parce que dans les yeux de l'autre je sentais le désir, le vice.

Mais je l'ai toujours. Il ne peut pas se passer de moi, il n'aime et ne désir que moi.

C'est comme ça.

Je ne sors plus. Je n'ai plus envie. Je suis bien là, dans les 35 m2 qui me cachent parfaitement. Je me sens un peu crade. Je fume beaucoup trop. Je peux ainsi me concentrer sur moi et sur moi seule. Je peux observer chaque millimètre de ma peau pendant des heures, face à face à mon nombril si parfait.

Il va falloir la jouer fine. Ne pas lésiner sur les fins stratagèmes et l'épilation impeccable.

Je sais ce qu'il veut et ce qu'il aime.

J'ai déjà oublié la fausse couche de la semaine dernière, et M. Gyné-copain va me faire une ordonnance pour la pilule.

Il est hors de question que mon ventre plat vienne se faire squatter par un nouvel embryon. La maternité n'est pas faite pour moi. Je suis une mère aimante et patiente, mais les mômes c'est pas ma came!

Bref.

Ce fut une bonne journée.

Nous avons discuté, longtemps. Je veux savoir s'il est vraiment bien avec elle... sexuellement. Bien sûr que non! Il a perdu toute confiance en moi. C'est vrai que je l'ai quitté la veille de son anniversaire et qu'il voit en moi une perverse détestable.

Mais il m'aime, et je sais que ça l'empêchera de l'aimer-elle. Je suis dans sa tête, à défaut d'être dans son lit.

Il va falloir du temps avant qu'il retrouve confiance en moi. Et je sais qu'il a raison, raison d'attendre d'être sur de moi.

J'ai passé le reste de l'après midi avec ma mère et ma fille. On a glandé. Rien à faire de ce samedi gris et pluvieux à crever!

Le moral au beau fixe. Force.

R.A.S.

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